Le Français Québécois

À l’origine : une même langue

La France et le Québec ont une histoire commune vieille de 400 ans, et comme les vieux couples, les deux se chamaillent souvent tout en s’appréciant profondément.

Séparés par l’Océan Atlantique, il paraissait évident que les deux se développeraient différemment et seraient influencés par des cultures différentes.

Cependant, ne dites jamais à un québécois qu’il est canadien, au risque de passer pour un « maudit français » !

« C’est toi qui as un accent, pas moi ! »

Les québécois sont très fiers de leur langue et de leur pays, et regardent souvent d’un mauvais œil tout français qui « dégobille » sur la France. Ils accordent une attention toute particulière à la conservation du français, et adaptent en français des expressions anglophones usitées fréquemment par les français telles que « magasiner » pour shopping, et « fin de semaine » pour week-end, parmi les plus connues.

Le reproche est souvent fait aux français de justement trop utiliser l’anglais dans leur langage : l’une des contreparties est que les français rient des adaptations québécoises de titres de films qui ont même une page Wikipédia rien que pour elles : on retiendra particulièrement
Grease traduit en « Brillantine » et « Le Pouilleux Millionnaire » pour Slumdog Millionnaire, entre autres.

On peut malgré tout comprendre la raison de ces traductions qui semblent si littérales aux français : entourés par le Canada anglophone, les québécois désirent conserver la langue qu’ils aiment tant face à un anglais toujours plus présent.

Alors, doit-on conserver une langue au prix de traduire littéralement les expressions prises d’une autre ? Franciliens et québécois ne semblent pas près de s’accorder sur la question. Cela fait partie du charme de l’un et de l’autre, et contribue à montrer comment une langue peut se décliner tout en gardant la même racine.

Un seul québécois ?

Cependant, il serait très réducteur de dire qu’il n’y a que le français québécois au Québec, comme de dire qu’il n’y a que le français en France, en négligeant tous les parlers régionaux comme le picard ou le français alsacien.

Le québécois comporte au moins trois « sociolectes » : le Joual, celui que les franciliens connaissent le plus puisque c’est celui parlé à Montréal et ses environs, le Chiac, langage franco-anglais usité par les jeunes générations de Nouveau-Brunswick et enfin le Franco-ontarien… Des déclinaisons qui engendrent des débats, ce qui démontre combien le sujet de la langue au Québec est complexe.

Quoi qu’il en soit : la France et le Québec resteront unis par la langue et pour longtemps !

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