L’héritage des traducteurs

Lorsqu’on lit un roman traduit et qu’on l’apprécie, on pense surtout au travail de l’auteur avant de penser à celui du traducteur, à l’adaptation du texte dans la langue dite « cible » ou « d’arrivée » afin qu’il soit compréhensible de tous. C’est pour cela qu’il est extrêmement difficile de trouver une Histoire de la traduction : le traducteur s’efface derrière le texte qu’il traduit.

Cependant, les historiens qui se sont penchés sur cette question s’accordent à dire que la traduction est intimement liée à l’Histoire avec un grand H, et que le travail de traducteur a été d’une importance primordiale à forger les cultures et les courants (de pensées, littéraires, etc) tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Les premières traductions

La traduction épique de L’Épopée de Gilgamesh

Le premier grand travail de traduction a sans aucun doute été l’adaptation de L’Epopée de Gilgamesh, grand récit épique Mésopotamien (l’Irak actuelle), dont la plus ancienne version aurait été composée au XVIIIème siècle avant J-C.
Cet écrit aurait été traduit en au moins 3 langues (du sumérien vers l’akkadien, le hittite et hourite) avant sa découverte dans les années 1870 et les traductions dans les langues européennes qui ont suivi.

L’Antiquité et l’émergence des grandes écoles de traduction

L’Antiquité représente l’avènement des grands principes de traductologie que nous connaissons aujourd’hui : Cicéron et Horace se sont interrogés sur les différentes manières de traduire : Doit-on rester fidèle au texte original en en sacrifiant le sens ? Ou peut-on prendre plus de libertés avec le texte, du moment que le sens d’origine est restitué ?

Le travail théorique derrière le procédé de traduction suggère que ce travail ne soit fait que par des érudits : depuis le début, les traductions étaient généralement accomplies par des moines, qu’ils soient des bouddhistes traduisant des écrits religieux ou des chrétiens dans leurs monastères au Moyen-âge.

Un travail de Titan : la traduction de la Bible

L’exemple parfait est celui de Saint Jérôme de Stridon (347 – 30 septembre 420), grand patron des traducteurs en Occident. Moine et érudit, il aurait passé 15 ans de sa vie à traduire, interpréter et adapter la Bible du grec vers le latin. Cette version, connue sous le nom de La Vulgate, fut la première à être imprimée par Gutenberg et a été considérée comme la pierre angulaire du développement du Christianisme en Occident.

L’évolution de la traduction

La traduction au Moyen-Âge

À cette époque, on oublie toutes les jolies théories de la Grèce Antique ! La plupart des traductions (ou « translations », en vieux français) étaient faites par des moines qui se chargeaient non seulement de recopier les écrits anciens en latin, mais les traduisaient, les paraphrasaient, les amélioraient en faisant appel à des sources extérieures, et enfin les compilaient. Les textes traduits passaient ensuite dans d’autres mains, et le processus recommençait. De la sorte, le sens premier d’un texte était perdu et la traduction avait une « vie propre », elle n’avait plus grand-chose à voir avec l’original.

Le retour à une certaine idée de la traductologie ne se fera qu’à la Renaissance.

La Renaissance : l’âge d’or de la traduction

On peut assurer que la Renaissance a été l’âge d’or pour les traducteurs, et ce pour deux raisons : pour la première fois depuis des siècles, le traducteur ne s’effaçait plus derrière le texte qu’il adaptait. On reconnaît les différentes versions de la Bible grâce à ses traducteurs, le plus célèbre d’entre eux est incontestablement Martin Luther. Sa traduction des textes de l’hébreu et du latin vers l’allemand a même donné naissance à l’Église Réformiste.

Le travail et la rigueur des traducteurs de l’époque ont contribué à la diffusion des idées humanistes à travers l’Europe. C’est durant cette période que les plus grands écrits grecs ont été traduits, comme Les Métamorphoses d’Ovide par exemple.

En définitive, l’art de la traduction n’a jamais été figé : on peut même se demander si ce ne sont pas les différentes façons de traduire qui ont influencé les changements de courant de pensée, d’idéologie…

La traduction de nos jours

Aujourd’hui le secteur s’est professionalisé : la plupart des traductions dans le monde sont effectuées par des professionnels certifiés qui respectent un certain nombre de normes de qualité. Le domaine d’activité s’est également diversifié en proposant des services de localisation, de transcription ou de P.A.O. (Publication Assistée par Ordinateur) par exemple.

Pour en savoir plus à propos des différents types de traduction qui existent ou si vous avez une traduction à réaliser, n’hésitez pas à nous contacter ou à demander votre devis de traduction en ligne.

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